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  • alexandremillon

À force...

À force d’être intolérant à la quotidienneté, on se lasse. À force d’être sans cesse à la recherche de stimulations, d'expériences et d'excitations émotionnelles, on se perd. Par beaucoup de « pseudo-amitiés-amours », on se grise. Et puis un jour on ne fait plus partie du jeu. On devient quasi transparent. On ne séduit plus mais on revient au temps où l’on n’y songeait pas encore. Se retirer de l’étal ce n’est pas s’isoler. C’est être autrement sensible à une touche fruitée de rouge dans l’abondance de vert ou plutôt de verdeur, du jeunisme qu’on nous vend. De même, c’est par la diversité culturelle qu’on avance, et non par l’exclusion ou par une réduction du regard, de la pensée à une couleur de peau. Tant qu’on me prête vie je partagerai mon petit cabas avec ce pas grand-chose en moi qui ne se lasse pas. © Alexandre Millon  Illust. Inge Schuster



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