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  • alexandremillon

Bords de lit et bords de mer


Il y a les bords de lit et les bords de mer. Les éphélides de la peau et les archipels lointains. Entre perception et réalité on passe sa vie à (se) recentrer. J’écris, j’écarquille une pléiade d’images. Je me sens proche du berger qui, sur la colline considère une nuit d’été. Je prends acte de l’immensité et de ma toute petite pomme. Alors je rassemble le troupeau des mots, je reviens sur le texte et j’essaie de repousser les lignes. Si cette lumière incertaine est quelque fois au-dessus de mes moyens, à défaut de me surpasser au moins je me recentre, c’est déjà ça. On est si souvent aux bords des choses et parfois même des êtres plus proches... © Alexandre Millon, in Les heures claires. Ph. Polina Washington

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