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  • alexandremillon

La caresse d’être ensemble

Toute vraie caresse est compassion. Ne dit-on pas : être comme les doigts de la main. Elle ne dure parfois que le temps d’un battement de cils et traduire l’apaisement. Ou s’inscrire dans un silence, fleur des prés en infusion. Plus appuyée, elle devient cet instrument à cordes pincées ou frottées. Acupuncture manuelle sans aiguilles. Le sens du toucher, privilégié durant la petite enfance, se perd en chemin. On le retrouve au détour d’un méridien. Celui du poumon file de la clavicule, jusqu’à l’extrémité du pouce. Il arrive que le massage se heurte à un barrage. La main peut rétablir l’harmonie. On respire, on flotte sur l’eau, comme dans le ventre maternel. Le toucher est le premier des cinq sens et le dernier à s’éteindre, quand les autres s’altèrent. La caresse génère une réaction en chaîne, un mouvement.

Texte, Alexandre Millon Photo Aurora Heinimann


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